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Coming-Out
Le Coming-out vu par les parents
On entend souvent « les mères savent ». Cela n’est pas toujours faux, ni vrai non plus. Il est possible que les parents – le plus souvent les mères – ressentent cette « différence ». Des petites choses, des impressions, des paroles sont autant d’éléments qui peuvent révéler ce « secret » que de nombreux gays, lesbiennes, bis, et trans, cachent à leurs parents.
« j’ai voulu annoncer mon homosexualité à mes parents. Un jour, je les ai donc réunis dans le salon, et je leur ai parlé pendant plus d’une heure, j’ai répondu aux questions de ma mère. Je m’attendais aux questions du type « tu en es sûr ? » ou aux réflexions comme « ce n’est qu’une phase »… Quelques jours après mon père m’a écrit une lettre. Une très belle lettre que je garde encore, dans laquelle il dit qu’ils s’en doutaient, mais qu’ils attendaient que je leur en parle en premier, et qu’ils m’aimaient. »
Il est des fois, où les parents attendent que leur fils, ou leur fille, fasse le premier pas. Ils considèrent que le coming out doit venir de leur enfant lui même, car c’est à lui de choisir le moment et la manière. Mais au fond d’eux-mêmes ils savent.
Cependant, cette réaction n’est pas commune à tous les parents. « Lorsque j’ai annoncé à ma mère que j’étais gay, elle m’a reproché de ne pas lui avoir dit avant. Elle m’a demandé si d’autres personnes étaient au courant. J’ai répondu que oui. Le fait de ne pas avoir été la première l’a vexée. J’ai eu beau me justifier en disant que c’était plus facile d’en parler à mes amis, connaissant leur avis sur la question, qu’à mes parents. »
Cette réaction existe, et il faut s’y préparer et trouver les mots pour expliquer les choses. Les parents pensent parfois – et égoïstement – à leur image, et au regard des autres avant de penser au bonheur et au bien être de leur propre enfant. Ils demandent parfois à leur enfant qu’il n’en parle pas à leurs amis pour ne pas avoir l’image de « parents qui ont fait un fils/une fille homo/bi/trans ». Dans ce cas-là, il est important de concilier son besoin d’en parler, et le rejet des parents. Car c’est bien d’un rejet dont il s’agit, même s’ils affirment qu’ils « le prennent bien » voir qu’ils « acceptent ».
Les causes d’un rejet possible
« Quand j’ai dit à ma mère que je voulais annoncer mon homosexualité au reste de ma famille, elle m’a répondu « surtout pas, tu me ferais honte ». Ce jour-là elle m’a profondément blessé. »
« Mon père m’a « interdit » de parler de mon homosexualité au lycée, car mon frère y était aussi, et mes parents avaient peur que mon frère se fasse insulté de « frère de pd »… Mon bonheur là-dedans ? Il ne s’en préoccupait même pas. »
Leur image est primordiale pour de nombreuses personnes. Et le plus souvent, les parents ne s’en rendent pas compte. Dans ce cas-là, il n’y a pas de solutions clés pour les faire changer. Certains opteront pour la confrontation, alors que d’autres préfèreront vivre leur homosexualité, leur bisexualité, leur transsexualité, ou leur transidentité à l’extérieur, mais jouer les bons hétéros à la maison.
Pour d’autres parents, et cela n’est pas rare, le bonheur de leur enfant prime sur le reste. C’est la peur de l’homophobie qu’il peut rencontrer qui les poussent à demander de ne pas en parler. De plus en plus, – et ce n’est pas un mal – les médias évoquent l’homophobie et ses conséquences, ce qui fait peur aux parents. La peur que leur enfant se fasse agressé, ou qu’il subisse des insultes régulières au collège ou au lycée, est dans ce cas-là un facteur de rejet de ce « style de vie », comme certains parents l’appellent.
L’image stéréotypée et les clichés que véhiculent certains médias, notamment au moment de la gaypride, peut également être source de rejet. En effet, de nombreux parents ressentent une peur au moment du coming out de leur enfant. Ils n’ont pas envie de voir leur fils devenir une drag queen, avec des plumes et des talons de 25cm, ou de voir leur fille devenir « une camionneuse ».
Le Sida, et les autres Infections Sexuellement Transmissibles, IST, sont aussi une grande crainte des parents. Sida rime encore trop facilement avec milieu LGBT. Ils ont peur qu’en révélant son homosexualité, leur enfant adopte les pratiques sexuelles à risques que certaines parties de la communauté LGBTQ pratiquent… Dans ce cas-là, il est très important de les rassurer, en leur montrant qu’il fera attention et prendra les précautions nécessaires, et qu’il connaît les risques.
Chaque situation est différente, elle dépend du contexte et de l’environnement de la famille, ainsi que des parents eux-mêmes.
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