Coming-Out

Comment faire son Coming-out à ses parents ?



Décider de faire son coming-out à ses parents, où l’un d’eux montre que vous avez déjà pris de l’assurance. Faire son coming-out à ses amis, comme on l’évoque dans les autres pages de ce dossier, est important pour trouver des personnes avec qui parler, échanger. En revanche, la famille et notamment les parents ne remplissent pas forcément ce rôle de confident.

Pourquoi le faire ?

Cependant, cela rend la vie plus facile, quand on a rien à cacher, on se sent plus à l’aise. Et puis, ce sont des mensonges en moins à préparer pour passer du temps chez son-sa chéri-e, et plus de questions du type « alors, tu as quelqu’un en ce moment » et auquel vous voudriez répondre « oui, c’est un garçon » si vous êtes un garçon, ou « oui c’est une fille »,si vous êtes une fille…

On dit souvent « les mères savent … ». Ce n’est pas totalement faux. Dans de nombreuses expériences, on s’aperçoit que les parents, le plus souvent les mères, avaient senti quelque chose. Il faut également savoir qu’un coming-out aura moins de risque de mauvaise réaction qu’un outing – à savoir le fait que quelqu’un annonce votre homosexualité, bisexualité ou transidentité à votre place.

C’est un risque à prendre si vous décidez de ne pas faire votre coming-out à vos parents. Une gaffe est vite arrivée : oublie de supprimer l’historique de conversation de l’ordinateur familiale, un magazine qui traîne un peu trop quand votre mère range la chambre, un débarquement du petit frère quand vos parler de vos histoire avec vos ami-e-s…

Les risques ?

Certaines situations peuvent vous faire hésitez. Il est vrai que dans certains cas les parents peuvent rejeter l’homosexualité, notamment à la télévision : votre père qui refuse de voir deux hommes s’embrasser et décide de changer de chaîne, ou votre mère qui fait une réflexion « déplacée » quand elle voit des images de la Gay Pride / Marche des Fiertés… Vous avez sans doute peur d’une réaction homophobe de leur part, et c’est tout à fait normal.

Si vous vivez encore chez eux, et que vous dépendez d’eux financièrement, les craintes sont plus grandes, et les conséquences d’un rejet plus dramatiques. Le plus important est de pensez à vous, et pas aux petits enfants que votre mère n’aura pas (mais si, au final vous en adopterez si vous en voulez). Dans ce genre de situation, si le risque est trop grand, donnez-vous du temps. Vous pouvez encore attendre un peu de vous libérer de la pression familiale, et de leur dépendance.

Comment faire ?

Plusieurs solutions existent pour faire son coming-out à ses parents. Si vous ne souhaitez pas le faire de vive voix, vous pouvez utiliser le système des perches : faire comprendre sans dire. La technique la plus utilisée, notamment pour préparer le terrain, est de laisser traîner un magazine homo, de sorte que vous soyez sûr que votre mère le verra. Sachez que s’ils comprennent, par ce genre de techniques, ils ne viendront sûrement pas vous en parler, et des non-dits planeront entre vous et eux. Vous avez également la possibilité d’annoncer la nouvelle par lettre. C’est une bonne technique pour éviter la fuite, mais à votre retour, la discussion sera sans doute plus violente…

Si vous décidez d’en parler clairement, préférez annonceur votre homosexualité, bisexualité ou transidentité à vos deux parents en même temps – s’ils vivent ensemble. De nombreuses personnes préfèrent annoncer à l’un des deux parents. Mais cette situation va le mettre mal à l’aise vis-à-vis de l’autre, et pourra user d’un chantage affectif « ne le dis pas à ton père, il ne va pas le supporter ! ». Ce genre de réflexion cache avant tout un rejet de la mère, qui ne veut pas se l’avouer.

Comme pour les amis, il n’y a pas de recette – ca se saurait ! C’est à vous de vous lancer si vous en avez envie, ou que vous en sentez le besoin. Vous pouvez bien sûr vous préparer, imaginer des phrases toutes faites pour vous sentir plus à l’aise… Vous n’y arriverez sans doute pas du premier coup, et vous pouvez utiliser les mêmes conseils que dans la rubrique faire son coming-out à un ami…

Mais il faut avant tout le faire pour vous, et pas parce que votre petit-e copain-e vous le demande, ou que tout le monde l’a fait.